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Communiqué de presse
26 février 2026
UNOPS appuie la mise en œuvre du Programme de Résilience du Système Alimentaire au Tchad
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Histoire
26 février 2026
Des progrès reconnus dans la lutte contre la traite des personnes, mais des défis persistants
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Communiqué de presse
26 février 2026
L'experte de l'ONU appelle à une action urgente au Tchad pour lutter contre l'impunité dans le domaine de la traite des êtres humains, en particulier des enfants
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Les objectifs de développement durable au Tchad
Les objectifs de développement durable (ODD), également appelés objectifs globaux, constituent un appel universel à l'action visant à éliminer la pauvreté, à protéger la planète et à garantir à tous les peuples la paix et la prospérité. Ce sont aussi les objectifs de l'ONU au Tchad:
Histoire
24 juin 2024
APPEL À PROPOSITIONS AU TCHAD
Le Fonds des Femmes pour la Paix et l’Action Humanitaire (WPHF) a lancé son premier appel à propositions au Tchad pour soutenir les organisations de la société civile (OSC) qui œuvrent à créer un environnement favorable à l’agenda femmes, paix, sécurité (FPS), et à renforcer la protection des femmes et des filles, ainsi que pour soutenir les organisations locales de femmes et de jeunes femmes à travers un financement institutionnel. WPHF cherche à financer les éligibles organisations au Tchad à travers les volets de financement suivants :Financement programmatique de 30,000 USD à 200,000 USD Fournit un financement programmatique pour les projets des OSCs visant à (1) renforcer le rôle des organisations de la société civile dans le plaidoyer et la responsabilisation des engagements en matière de FPS (conformément au domaine d’impact 1 du WPHF), OU (2) améliorer les droits humains, la sûreté, la sécurité et la santé mentale des femmes et des filles (conformément au domaine d’impact 5 du WPHF)Financement institutionnel de 2,500 USD à 30,000 USD Fournit un financement institutionnel pour le rétablissement et le renforcement des capacités institutionnelles des organisations de la société civile œuvrant à la mise en œuvre des engagements relatifs à l’agenda FPS.Veuillez noter: une organisation ne peut postuler qu’une seule fois, soit pour l’un des volets, soit pour les deux. les organisations qui se porterons candidates pour les deux volets devront soumettre deux dossiers de candidature basés sur les exigences et les modèles associés à chaque volet.les dossiers de candidature complets en français doivent être soumis par courrier électronique à l’addresse suivante wphfapplications@Unwomen.org avec comme objet « TCHAD WPHF APPEL1 »date limite de soumission : 24 Aout 2024Une session d’information relative à cet appel sera organisée par UNFPA et le Secrétariat du WPHF en ligne le 17 juillet 2024. Pour vous inscrire, veuillez envoyer par courriel le nom de votre organisation à l’adresse suivante : sec.wphf.tchad@unfpa.org au plus tard le 14 juillet 2024.Veuillez envoyer vos questions CONCERNANT L’APPEL À (sec.wphf.tchad@unfpa.org ).
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Communiqué de presse
23 décembre 2020
Le HCR se félicite de l’adoption de la loi d’asile au Tchad
Cette loi, qui est conforme aux instruments et aux normes internationales, telles que la Convention de 1951 sur le statut des réfugiés et son Protocole de 1967 et aussi la Convention de l'Organisation de l'Union Africaine de 1969, vient également faire partie de la mise en œuvre des engagements internationaux du Tchad lors du Forum Mondial pour les Réfugiés ainsi du Segment de Haut Niveau contre l’Apatridie en 2019. Après l'arrivée des premiers réfugiés au Tchad en 2003 à la suite de la crise du Darfour, le Tchad compte aujourd'hui 917.534 personnes en déplacement dont 477.720 réfugiés, 3.925 demandeurs d’asile, 336.124 déplacés internes, 69.343 retournés tchadiens de la RCA et 30.422 retournés tchadiens au Lac. Le nombre de réfugiés et de demandeurs d’asile représente plus de 3% de la population tchadienne, en faisant du Tchad le premier pays d’asile en Afrique. Le Tchad se classe également parmi les 10 plus grands pays d’accueils des réfugiés au monde. En adoptant cette nouvelle loi, le Tchad est également devenu l’un des premiers pays de la région à mettre en œuvre ses engagements à assurer une meilleure protection internationale aux demandeurs d’asile et aux réfugiés vivant sur son territoire depuis bientôt 20 ans. Soulignant l'hospitalité légendaire du Tchad, Roberta Montevecchi, la Représentante Assistante chargée des Operations du HCR a indiqué que «C’est un moment historique pour le Tchad et la protection internationale des réfugiés en Afrique et dans le monde. Une autre fois encore, le Tchad a donné l'exemple cette fois avec l'adoption d'un loi pionnière qui fait avancer significativement les pratiques en matière de la protection des demandeurs d'asile et des réfugiés au Tchad. La nouvelle loi traitée l’asile dans sa globalité depuis la réception des réfugiés jusqu’aux solutions durables tout en assurant (entre autres) la protection, la liberté de circulation, le droit à la santé, l'éducation, l'accès à la justice et au travail ainsi qu'aux documents. Elle permet également au Tchad de fournir une assistance à des groupes de réfugiés ainsi qu'à des individus. Le HCR est heureux que ce développement historique au Tchad se produise seulement 2 semaines après le 70e anniversaire du HCR, ce qui permettra de marquer « ensemble » les prochains anniversaires ! ». Dans la logique du Pacte Mondiale pour les Réfugiés, plusieurs acteurs de développement se positionneront aussi de plus en plus pour renforcer les efforts au profit des réfugiés et de la population d'accueil afin de parvenir « au Tchad émergent que nous voulons suivant la vision 2030 du Chef de l’Etat ».
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Histoire
03 mai 2024
Les Coordonnateurs résidents tracent la voie vers le Sommet de l'Avenir
Les Coordonnateurs résidents ont partagé avec Mme Mohammed des informations sur les succès et les défis de la mise en œuvre de l'accélération des ODD et ont discuté des voies stratégiques pour soutenir les gouvernements et les partenaires.Parmi les nombreux projets phares partagés par les Coordonnateurs résidents, qui intègrent les ODD, le Coordonnateur résident pour l'Éthiopie, Ramiz Alakbarov, a fourni des exemples d'initiatives qui intègrent les systèmes agroalimentaires avec l'adaptation au climat, et soutiennent les moyens de subsistance des femmes et des jeunes dans les communautés marginalisées. La Coordonnatrice résidente en Égypte, Elena Panova, a noté ses efforts pour amener les institutions financières internationales et le secteur privé à discuter avec le gouvernement des voies transformatrices et des préparatifs pour le Sommet de l'Avenir. La Coordonnatrice résidente pour le Lesotho, Amanda Mukwashi, a déclaré que les allocations budgétaires nationales du gouvernement sont alignées sur son engagement politique en faveur de la transformation numérique et l'accès à l'énergie et peuvent être utilisées comme un exemple de bonne pratique au Sommet de l'Avenir. Le Cap-Vert a également pleinement aligné son plan national de développement sur l'accélération des ODD, en mettant l'accent sur l'emploi et la protection sociale, le changement climatique et la connectivité numérique. De même, le Ghana a conçu un dialogue national impliquant le gouvernement, les groupes de la société civile et d'autres acteurs qui aideront à intégrer la responsabilité de l'engagement au Sommet sur les ODD dans les propositions pour le Sommet de l'Avenir. Le Coordonnateur résident pour le Botswana, Zia Choudhury, a souligné la sous-représentation des jeunes dans les conversations politiques africaines e et a plaidé en faveur de leur réengagement en tant que partenaires stratégiques. « Ce que nous voulons faire, c'est encourager les jeunes à voir le développement comme un marathon, et non pas comme une simple course rapide quelques fois par an », a-t-il déclaré. Les discussions ont reconnu le rôle crucial du Fonds conjoint pour les ODD pour exploiter les partenariats et le financement catalytique pour les ODD, la réforme de l'architecture financière des ODD reste essentielle, tout comme la nécessité de restructurer le dialogue avec lesinstitutions financières internationales sur le financement des ODD.Une proposition de reformulation : À la réunion, plusieurs hauts responsables des Nations Unies étaient présents, notamment le Représentant spécial et Chef du Bureau de l'ONU auprès de l'Union africaine, Parfait Onanga-Anyanga, la Conseillère spéciale pour l'Afrique, Cristina Duarte, le Coordonnateur spécial pour le développement au Sahel Abdoulaye, Mar Dieye, le Sous-Secrétaire général à la coordination des activités de développement, Oscar Fernandez-Taranco et le Sous-Secrétaire général aux affaires de la jeunesse, Felipe Paullier.En conclusion, la Vice-Secrétaire générale a réitéré la détermination du système de développement de l'ONU à atteindre les objectifs ambitieux fixés dans les ODD. "Il nous reste six ans pour faire avancer cet agenda très rapidement. Nous ne nous reposons pas; nous n'abandonnons pas," a-t-elle déclaré.
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Histoire
03 mai 2024
Pour accélérer les ODD, la Vice-Secrétaire générale de l'ONU appelle les Coordonnateurs Résidents à encourager la solidarité avec la jeunesse africaine.
Les jeunes et les femmes d'Afrique étaient au cœur des discussions lors de la réunion annuelle de la Vice-Secrétaire générale de l'ONU, Amina J. Mohammed, avec les Coordonnateurs résidents de tout le continent africain. L'accent central était mis sur l'accélération des progrès pour l’atteinte des Objectifs de développement durable (ODD) ainsi que l'importance de donner une voix forte à l'Afrique et clairement entendue dans les négociations internationales en vue du prochain Sommet de l'Avenir. En tant que continent le plus jeune de la planète, l'Afrique fait face à des défis uniques qui ralentissent les progrès des ODD et alimentent le désenchantement quant à l'efficacité des politiques actuelles et leur pertinence pour les populations. Mme Mohammed a souligné l'urgence particulière de raviver l’espoir chez les jeunes hommes et femmes africains et de rendre le développement durable une réalité pour eux. « C'est le continent le plus en retard, et donc nous devons le remonter », a-t-elle déclaré. « Nous pouvons inverser la tendance, et nous avons six ans [pour le faire], mais nous devons le faire avec les jeunes. Nous devons le faire avec les femmes », souligne Mme Mohammed.Le dialogue stratégique de cette année a eu lieu dans la capitale éthiopienne, Addis-Abeba, en marge du dixième Forum régional africain sur le développement durable (ARFSD-10) du 23 au 25 avril 2024. Le Directeur régional pour l'Afrique du Bureau des Nations Unies pour la coordination des activités de développement, Yacoub El-Hillo, a modéré les sessions.La Vice-Secrétaire générale Mme Mohammed mis en avant la nécessité pour l'ONU de mettre en commun son expertise et son soutien envers les gouvernements africains. Elle a souligné que les efforts collaboratifs devraient garantir que les engagements politiques en faveur de l'accélération des ODD se concrétisent par des lois, des politiques et des programmes renforçant la résilience des sociétés face aux crises et leur capacité à anticiper et à répondre à leur impact sur les ODD. « Nous devons aborder l'urgence de développement avec l'outil de prévention, l'outil de rétablissement, l'outil de cause profonde et d'autres [pour savoir] ce qui doit se passer pour accélérer les ODD », a-t-elle souligné. L'appel à l'action de Mme Mohammed a été écho par le Secrétaire général adjoint chargé des politiques, Guy Ryder, qui a souligné l'importance cruciale d'amplifier les voix africaines dans les processus décisionnels mondiaux menant au Sommet de l'Avenir en septembre. M. Ryder a présenté les progrès réalisés sur le Pacte pour l'Avenir, le document final du Sommet avec cinq piliers: le financement pour le développement; la paix et la sécurité internationales; la science, la technologie et l'innovation; la jeunesse et les générations futures; et la transformation de la gouvernance mondiale. « Ce Sommet et le contenu du pacte sont très importants pour l'Afrique. » Cependant, M. Ryder a averti que les récits et les priorités africains sont insuffisamment représentés dans le processus de négociation à New York, et a appelé au soutien des Coordonnateurs résidents pour s'assurer que la voix de l'Afrique soit pleinement entendue. Le Sommet de l'Avenir s'appuiera sur le Sommet des ODD de l'année dernière, au cours duquel le Secrétaire général de l'ONU, António Guterres, a présenté aux dirigeants mondiaux six voies transformatrices. Ces voies visent à s'attaquer à des domaines critiques tels que les systèmes alimentaires, l'accès à l'énergie, la connectivité numérique, l'éducation, l'emploi et le changement climatique - Ces défis étant interconnectés, ils nécessitent un changement systémique pour atteindre les ODD.
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Histoire
02 mars 2021
“Les Nations Unies protègent les droits et le bien-être des réfugiés et des autres personnes qui ont été forcées de fuir”
La Coordonnatrice résidente du système des Nations Unies et coordonnatrice humanitaire au Tchad, Madame Violette Kakyomya accompagnée des représentants du HCR, Monsieur Papa Kysma Sylla et de l’UNFPA, Dr Sennen Hounton, de la Chef de Bureau de OCHA au Tchad Madame Belinda Holdsworth, et des chefs de bureau du PAM, de l’OMS et de l’UNICEF a effectué une mission du 23 au 26 février 2021 dans la province du Ouaddaï. L’objectif de cette mission de terrain était d’apprécier les interventions multisectorielles des Agences des Nations Unies dans la province, d’échanger avec les autorités locales et apprécier la réponse du HCR et ses partenaires à l’afflux des nouveaux réfugiés soudanais. La Coordonnatrice résidente du système des Nations Unies a rencontré les comités contre les violences sexuelles et sexistes (SGBV) et les groupes des pairs-éducateurs SGBV des camps de farchana (premier camp ouvert à l’Est du Tchad le 17 janvier 2004) et Kouchaguine-Moura (le dernier ouvert le 04 février 2019). « Les conséquences des violences sexuelles et sexistes sont dévastatrices. L’objectif principal des Nations Unies est de protéger les droits et le bien-être des réfugiés et des autres personnes qui ont été forcées de fuir » a déclaré la Coordonnatrice résidente du système des Nations Unies et coordonnatrice humanitaire au Tchad, Madame Violette Kakyomya marquant ainsi sa solidarité avec les survivantes. Toujours à Kouchaguine-Moura la Coordonnatrice résidente a remis des kits de dignité de base à quelques femmes membres du comité de femmes du camp. Ce kit est composé d’un minimum d’articles pour une femme dans des moments de vulnérabilité (savon, brosse à dent, serviette hygiénique, dentifrice, …). Avec le Gouverneur de la province du Ouaddaï, Madame Violette Kakyomya a essentiellement échangé sur les impacts positifs des programmes conjoints en faveur des réfugiés et de la population hôte. Ces programmes contribueront à améliorer davantage la cohabitation pacifique déjà existante, témoigne le Gouverneur, le General Brahim Seid Mahamat.
A Abéché, chef-lieu de la province du Ouaddaï et Farchana, Madame Violette Kakyomya a eu des échanges avec toutes les agences des Nations Unies et ONGs Nationales et internationales. Pour elle, les Nations Unies au Tchad opte pour le principe de partenariat de la Plateforme Humanitaire Globale qui établit des standards communs parmi tous les groupes humanitaires en matière d’égalité, de transparence, de complémentarité et de ciblage sur les résultats. Cet appel s'inscrit dans le cadre des consultations annuelles du HCR avec les ONG, coorganisées par le HCR et le Conseil international des agences bénévoles (ICVA). Au cours des echanges à Kouchaguine-Moura, Sarah, 27 ans a indiqué : « pour l’heure, je n’ai aucune intention de retourner au Soudan. Mon seul souci est de trouver une activité génératrice de revenu qui me permettra d’être autonome et de rester au Tchad ». À la fin de sa mission, la Coordonnatrice résidente du système des Nations Unies a visité le 25 février 2021 les points d’entrée des réfugiés soudanais à Adré (département d’Assoungah) et le site de transit avant leur transfert au camp de Kouchaguine-Moura (département de Ouara, à environ 170 Km de la frontière Tchad/Soudan). Elle a aussi participé au 8 -ème convoi de transfert des nouveaux réfugiés vers le camp de Kouchaguine-Moura.
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Histoire
26 février 2026
Des progrès reconnus dans la lutte contre la traite des personnes, mais des défis persistants
La Rapporteuse spéciale des Nations Unies sur la traite des personnes, en particulier des femmes et des enfants, Mme Siobhán Mullally, a salué les progrès importants réalisés par le Tchad dans le renforcement de sa réponse à la traite des êtres humains. Cette déclaration intervient à l’issue d’une visite officielle de dix jours dans le pays.Au cours de sa mission, qui l’a conduite notamment à N'Djamena, Koumra et Adré, l’experte indépendante a rencontré des autorités nationales, des acteurs humanitaires, des organisations de la société civile ainsi que des personnes affectées par la traite. Pour elle, plusieurs progrès significatifs ont été accomplis par le pays. Parmi eux figurent :l’adoption d’une législation spécifique contre la traite des personnes ;le lancement d’un plan d’action national ;la mise en place d’une Commission nationale dédiée à la lutte contre ce phénomène.Elle a également salué la solidarité dont fait preuve le Tchad en accueillant plus de 1,5 million de réfugiés fuyant les conflits et les persécutions dans la région.« Je tiens particulièrement à saluer le gouvernement tchadien pour l’accueil et l’hébergement de plus de 1,5 million de réfugiés », a déclaré Mme Mullally. « Cette générosité est d’autant plus remarquable que le pays se trouve au cœur de l’une des crises humanitaires les plus complexes et prolongées du Sahel. » Des risques persistants pour les populations vulnérablesMalgré ces progrès, la Rapporteuse spéciale a mis en garde contre des défis importants. Le financement international limité de l’action humanitaire au Tchad accroît les risques d’exploitation, en particulier pour les réfugiés et les retournés tchadiens.La traite d’enfants à des fins de travail forcé demeure répandue dans plusieurs secteurs à risque tels que l’agriculture, l’exploitation minière et le travail domestique. Dans certaines zones rurales, des garçons sont vendus à des éleveurs de bétail ou enlevés dans le cadre de conflits communautaires.Les filles et les jeunes femmes restent également exposées à des formes graves d’exploitation, notamment :les mariages précoces, malgré leur interdiction ;l’exploitation sexuelle ;le travail domestique forcé accompagné de violences physiques et sexuelles.L’insécurité persistante dans la région du bassin du lac Tchad contribue également à accroître la vulnérabilité des enfants et des jeunes face aux réseaux de traite.La nécessité d’un soutien international accruLa traite à des fins d’exploitation sexuelle demeure largement sous-signalée, en raison de la stigmatisation, de l’impunité et des difficultés d’accès à la justice. Les femmes migrantes et les femmes vivant en milieu rural sont particulièrement exposées, notamment à la servitude pour dettes et aux restrictions de liberté.Mme Mullally a insisté sur l’importance de renforcer les systèmes judiciaires et de sécurité afin de lutter efficacement contre l’impunité.« Sans une réforme urgente et complète du secteur de la justice et de la sécurité, les efforts de prévention de la traite continueront d’être vains », a-t-elle averti.Elle a appelé la communauté internationale à accroître son soutien aux organisations humanitaires, aux agences des Nations Unies et aux communautés d’accueil afin de mieux prévenir la traite et protéger les personnes les plus vulnérables 🤝.La Rapporteuse spéciale présentera ses conclusions complètes et ses recommandations au Conseil des droits de l’homme des Nations Unies.
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Histoire
24 février 2026
De l’urgence à la résilience et au développement : Contribution du système des Nations Unies à la paix durable et au développement intégré du Tchad (2023–2026)
N’Djamena, le 23 février 2026_Depuis le déclenchement de la crise au Soudan le 15 avril 2023, le Tchad se trouve au cœur de l’une des plus graves crises multidimensionnelles dans la région ces dernières décennies. En moins de trois ans, le pays a accueilli un afflux sans précédent de plus d’un million de réfugiés soudanais et de retournés tchadiens, majoritairement des femmes et des enfants, tout en poursuivant ses efforts de développement et de stabilisation dans un contexte socioéconomique et sécuritaire contraignant.Exacerbée par les enjeux structurels de développement, cette situation a placé le Tchad parmi les contextes les plus complexes, sollicitant notre capacité collective à répondre de manière coordonnée à l’urgence humanitaire, à renforcer durablement la résilience des communautés et à préserver et promouvoir la paix. Face à cette situation multidimensionnelle, l’action intégrée « humanitaire, développement et paix » du système des Nations Unies (SNU) a démontré une réalité simple mais essentielle : lorsque les interventions sont coordonnées, cohérentes et entreprises en synergie, elles produisent des résultats tangibles, même dans les contextes les plus difficiles.Capitaliser sur l’engagement commun fort entre le SNU et le Gouvernement de la République du TchadLe système des Nations Unies au Tchad accorde une importance capitale à l’alignement de ses programmes d’actions et partenariats stratégiques aux priorités nationales définies par le Gouvernement dans le cadre du Plan National de Développement (PND) - Tchad Connexion 2025-2030. Dans un élan de concertation soutenu avec les acteurs nationaux et locaux, des réponses institutionnelles, politiques, programmatiques et opérationnelles appropriées ont été apportées aux défis de Développement Durable, de Paix, de sécurité humaine, Humanitaire et de Cohésion Sociale tout en visant particulièrement les populations au dernier kilomètre, les plus vulnérables.L’engagement et le plaidoyer des Nations Unies restent maintenus dans le cadre du dialogue des politiques entre les Partenaires aux Développement et le Gouvernement du Tchad dans la perspective d’une meilleure utilisation de l’aide publique au développement, la mobilisation des ressources endogènes et un partenariat plus ouvert et flexible pour la mise en œuvre impactante du PND-Tchad Connexion 2030 et ses 124 projets structurants. Stabiliser un choc régional majeurÀ la fin de l’année 2025, le Tchad accueillait plus de 1,2 million de personnes déplacées de force, dont près de 900 000 réfugiés soudanais et plus de 340 000 retournés tchadiens, majoritairement des femmes et des enfants. Face à cette pression sans précèdent et avec l’appui des Nations Unies et de leurs partenaires, le Gouvernement a pu relocaliser plus de 597 000 personnes depuis des sites spontanés en zone frontalière vers 23 sites d’accueil planifiés, réduisant significativement les risques sécuritaires, sanitaires et de protection, tout en restaurant dignité et espoir.Parallèlement, le Tchad est devenu un véritable pôle humanitaire régional. À la fin de 2025, plus de 2 600 convois transfrontaliers avaient permis d’acheminer près de 4,6 millions de tonnes de cargaisons humanitaires vers le Soudan, atteignant cumulativement plus de 32 millions de personnes. Cet effort logistique exceptionnel, coordonné avec les autorités et les partenaires humanitaires, souligne le rôle stratégique du Tchad pour la stabilité régionale.Ces résultats ont été obtenus malgré un sous-financement chronique. En 2025, le Plan de réponse humanitaire, pourtant repriorisé, n’était financé qu’à 28 %. Néanmoins, plus de 1,6 million de personnes ont pu être assistées. Ce contraste illustre à la fois l’efficacité opérationnelle et les limites imposées par l’insuffisance des ressources : chaque dollar compte, mais chaque dollar manquant a aussi un coût en termes de vies, de cohésion sociale et de sécurité.Sauver des vies : des résultats sanitaires concretsL’année 2025 a également démontré l’impact direct d’un financement rapide et flexible. Face à une flambée de choléra, la première depuis plusieurs années liée aux mouvements de population, une mobilisation immédiate des Nations Unies, en appui au Ministère de la Santé publique et de la Prévention, a soutenu la préparation du pays et une réponse nationale coordonnée multisectorielle et multi-acteurs. Plus d’un million de personnes ont été vaccinées en urgence, et l’épidémie qui a duré environ 5 mois a été officiellement déclarée terminée en décembre 2025.Certes, plusieurs défis sanitaires demeurent, eu égard aux indicateurs du pays, néanmoins, cet épisode illustre une réalité essentielle : investir à temps dans la prévention et la réponse d’urgence sauve des vies et évite des crises plus coûteuses demain.Protéger les acquis et renforcer la résilienceAu-delà de l’urgence, l’action des Nations Unies s’inscrit dans une vision stratégique fondée sur les enseignements de l’évaluation finale du cadre de coopération UNDAF 2023. Ces priorités ont été pleinement prises en compte dans le nouveau cadre de coopération des Nations Unies pour le Développement Durable (UNSDCF) 2024-2026, élaboré avec le Gouvernement. Celui-ci s’est concentré à la préservation des services sociaux essentiels et à renforcer les bases de la résilience. Cela est d’autant plus crucial dans un pays où environ 40% de la population vit sous le seuil de pauvreté et où plus de 80 % des ménages font face à des privations multidimensionnelles.En partenariat avec les institutions financières internationales, les Nations Unies ont contribué à mobiliser des financements structurants pour répondre aux facteurs de fragilité, tout en accompagnant la redéfinition du Plan National de Développement, Tchad Connexion 2030. L’enjeu n’est plus seulement la mobilisation des ressources, mais leur traduction en investissements concrets et inclusifs, notamment dans le capital humain, la résilience climatique et la gouvernance locale.Paix, gouvernance et cohésion sociale : Vers des investissements stratégiques Les investissements dans la consolidation de la paix restent modestes en volume, mais déterminants par leur impact. Depuis 2023, des initiatives soutenues par les Nations Unies ont contribué à prévenir les conflits liés aux ressources naturelles, à renforcer les mécanismes locaux de médiation et à accompagner les réformes institutionnelles. L’accompagnement des Nations Unies à la transition politique au Tchad d’avril 2021 à mars 2025, s’est traduit par un soutien conséquent au processus de réconciliation nationale. Les acteurs gouvernementaux ont été soutenus dans le cadre des pourparlers de paix, de la réalisation du dialogue national, la mise en œuvre du processus institutionnel et électoral ayant permis la mise en place d’une nouvelle Constitution et la tenue des élections présidentielle, législatives et locales.Le soutien des Nations Unies se poursuit afin de consolider les acquis de paix, notamment à travers le processus de Désarmement, Démobilisation et Réinsertion (DDR) au Tchad, le renforcement institutionnel de la Médiature de la République, et la mise en œuvre effective de la décentralisation. Cette dernière constitue un levier essentiel : elle jette les bases d’une gouvernance locale inclusive, stimule le développement territorial intégré et contribue au renforcement durable de l’État de droit. En 2025, l’appui aux droits humains et à la justice a permis, entre autres, la libération de centaines de détenus et l’adoption de cadres juridiques clés, dont la Stratégie nationale de réconciliation et de consolidation de la paix en lien avec la justice transitionnelle. Ces avancées démontrent que la stabilité durable passe aussi par l’État de droit, le dialogue et la confiance entre citoyens et institutions.2026 : consolider, intégrer et amplifierEntre 2023 et 2025, le système des Nations Unies a investi plus de 2,2 milliards de dollars au Tchad, (692,8 M$ en 2023, 863,7 M$ en 2024, et 684,3 M$ en 2025).Cette trajectoire montre un passage progressif de la réponse d’urgence vers des interventions plus intégrées, combinant aide humanitaire, transferts monétaires, services sociaux, résilience et gouvernance. Dans ce cadre, afin d'apporter une contribution plus intégrée pour relever les défis du Tchad, les Nations Unies, la Banque mondiale et la Banque africaine de développement ont consolidé davantage leur partenariat stratégique pour capitaliser sur leurs atouts respectifs et renforcer leurs complémentarités, en mobilisant une expertise technique et des financements à grande échelle. Ce partenariat s’est également élargi à d’autres acteurs clés du développement, tels que l’Union européenne, les agences bilatérales de coopération, ainsi que les organisations régionales et internationales, afin de favoriser une approche plus coordonnée, inclusive et durable.Uniquement pour 2026, le système des Nations Unies a déjà mobilisé 621 M$ qui seront investis dans la résilience et le développement du pays. La priorité est claire : faire plus et mieux avec des ressources limitées, en renforçant l’intégration multisectorielle, en ciblant les zones les plus vulnérables et en consolidant les acquis obtenus au prix d’efforts considérables.Le Tchad demeure l’un des contextes les plus fragiles au monde, mais il est aussi un pilier essentiel de la stabilité du Sahel et de l’Afrique centrale. Les enseignements de ces trois dernières années sont sans équivoque : un engagement international soutenu, cohérent et intégré n’est pas un luxe — c’est un investissement stratégique dans la paix, la résilience et l’avenir commun.
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Histoire
05 février 2026
Lancement du Plan de Réponse Humanitaire 2026 et du Plan de Réponse pour les réfugiés 2026-2027
Le Tchad traverse actuellement l’une des crises humanitaires les plus complexes de la région du Sahel. Rien que cette année (2026), près de 4,5 millions de personnes ont besoin d’une assistance humanitaire. Face à l’ampleur de cette situation, le Gouvernement tchadien et la communauté humanitaire ont lancé, ce jeudi 05 février, le Plan de RéponseHumanitaire 2026 ainsi que le Plan de Réponse pour les Réfugiés 2026-2027, afin de venir en aide à au moins 3,4 millions de personnes, en priorité dans les zones les plus sévèrement affectées. Pour atteindre ces objectifs, un appel urgent à la mobilisation de 986,1 millions de dollars américains a été lancé, dont 540 millions destinés à la réponse en faveur des réfugiés. Ce budget, stratégiquement ajusté, vise à cibler en priorité 1,9 million de personnes vivant dans des situations de vulnérabilité extrême (sévérité 4). L’urgence est manifeste. « Nous devons ensemble intensifier le plaidoyer afin que personne ne soit laissé de côté. L’urgence humanitaire n’attend pas, et chaque retard se mesure en vies affectées. L’action humanitaire doit désormais s’inscrire dans une dynamique de résilience et de relèvement », a souligné le Coordonnateur résident du Système des Nations Unies au Tchad et Coordonnateur humanitaire, Dr Françoi Bataingaya. Dans le même esprit, la ministre de l’Action sociale et des Affaires humanitaires, Mme Zara Mahamat Issa, a appelé à une co-construction et à une coordination renforcée de la réponse humanitaire, sous le leadership du Gouvernement tchadien. Selon elle, « le lancement de ce Plan humanitaire marque une étape décisive dans le renforcement du leadership du Gouvernement dans la gouvernance humanitaire au Tchad ». En sa qualité de Coordonnateur humanitaire au Tchad, Dr François Batalingaya, a réaffirmé l’engagement ferme de la communauté humanitaire internationale à soutenir le Gouvernement du Tchad dans ses efforts visant à fournir une assistance rapide, efficace et orientée vers des solutions durables.
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28 janvier 2026
Visite d’adieux du Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour l’Afrique centrale au Tchad
Dans le cadre de la fin de sa mission en qualité de Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour l’Afrique centrale, le Chef du Bureau régional des Nations Unies pour l’Afrique centrale (#UNOCA), M. Abdou Abarry a effectué une visite officielle au Tchad.À cette occasion, il a présenté ses adieux aux hautes autorités tchadiennes, notamment le Ministre d’Etat aux Affaires étrangères, le Président du Sénat, le Président de l’Assemblée nationale, le Médiateur de la République d'où il a au cours des ses audiences saluer la coopération constante et le dialogue constructif entre le Tchad et le système des Nations Unies.M. Abarry a également rencontré plusieurs membres du corps diplomatique accrédité au Tchad, le Secrétaire Exécutif de la Commission du Bassin du Lac Tchad, les Partenaires Techniques et financiers ainsi que l’équipe pays du système des Nations Unies, avec laquelle il a échangé sur les acquis, les défis et les perspectives de la coopération onusienne au service de la #paix, de la #stabilité et du #développementdurable. Cette visite d’adieux a été l’occasion de rendre hommage à un engagement marqué par le dialogue politique, la prévention des conflits et le renforcement de la coopération régionale.M. Abdou Abarry, l'équipe pays United Nations Chad - Nations Unies Tchad vous dit MERCI pour votre leadership et votre engagement au service de l’Afrique centrale.
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28 janvier 2026
Les partenaires humanitaires ont présenté leurs vœux 2026 à la Ministre de l’Action sociale et des Affaires humanitaires.
Le Coordonnateur résident du Système United Nations Chad - Nations Unies Tchad et Coordonnateur humanitaire au Tchad, Dr Francois Batalingaya, accompagné des Chefs d’agences des Nations Unies et des représentants des organisations humanitaires, a présenté, ce mercredi, 28 janvier 2026, les vœux de nouvel an à Mme Zara Mahamat Issa Ministère de l'Action Sociale de la Solidarité et des Affaires Humanitaires, lors d’une cérémonie organisée au siège dudit ministère. Cette occasion a permis de réaffirmer l’engagement collectif du Système des Nations Unies et de ses partenaires humanitaires à accompagner résolument le Gouvernement tchadien. Les priorités mises en avant portent notamment sur le renforcement de la coordination de l’action humanitaire, l’amélioration de l’efficacité, de la qualité et de la redevabilité de l’assistance, ainsi que la promotion de solutions durables permettant aux populations affectées de se relever et de se reconstruire dans la dignité.Dr François Batalingaya a également souligné l’importance d’une meilleure synergie entre l’action #Humanitaire, le #Développement et la consolidation de la #paix, afin de répondre aux défis actuels de manière intégrée et #durable. Il a enfin réitéré que les acteurs humanitaires resteront des #partenaires fiables, engagés et à l’écoute des priorités nationales, œuvrant dans le plein respect de la souveraineté du #Tchad, avec pour objectif central de servir efficacement les populations les plus vulnérables.
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Communiqué de presse
26 février 2026
UNOPS appuie la mise en œuvre du Programme de Résilience du Système Alimentaire au Tchad
Ndjamena, Tchad.- Le Gouvernement du Tchad et le Bureau des Nations Unies pour les services d’appui aux projets (UNOPS) ont signé un nouvel accord dans le cadre de la mise en œuvre du Programme de Résilience du Système Alimentaire (PRSA). Grâce à un financement de 21,6 millions de dollars de la Banque Mondiale, l'UNOPS fournira une assistance technique ciblée et assurera l’acquisition rapide d’équipements essentiels, consolidant ainsi les capacités nationales à renforcer la sécurité alimentaire. Selon l'analyse sur la sécurité alimentaire du Cadre Harmonisé de mars 2024, la sécurité alimentaire au Tchad demeure sous pression. Cette situation est accentuée par une conjoncture complexe, marquée par l’instabilité, les fluctuations économiques et les aléas climatiques. Face à ces défis multidimensionnels, le Gouvernement du Tchad, en collaboration avec ses partenaires de développement, y compris l’UNOPS et la Banque mondiale, met en œuvre le Programme de Résilience du Système Alimentaire. Dans le cadre de ce partenariat, l’UNOPS fournira une assistance technique à l’unité de coordination du projet afin de renforcer la gestion, la qualité et l’efficacité de la mise en œuvre du PRSA. De plus, l’UNOPS accompagnera des structures nationales dans le renforcement de l’assurance qualité des intrants agricoles, notamment les semences, engrais et pesticides, en étroite collaboration avec les directions techniques du ministère en charge de l’Agriculture. Par ailleurs, l’UNOPS assurera l’acquisition et la livraison de plus de 2,200 équipements destinés à soutenir la résilience du système alimentaire. Ces acquisitions incluent des équipements agricoles, du matériel de laboratoire, des stations météorologiques et hydrométriques, des moyens roulants, des solutions solaires, ainsi que des équipements informatiques et multimédias. “À travers cet accord, l’UNOPS entend contribuer à inverser les tendances actuelles en matière de sécurité alimentaire, en apportant des solutions concrètes pour une mise en œuvre efficace et durable du Programme de Résilience du Système Alimentaire au Tchad, afin d’édifier des systèmes alimentaires plus résilients, durables et mieux préparés face aux chocs climatiques.” a déclaré Silvia Gallo, Directrice du Bureau multi-pays de l'UNOPS pour l'Afrique de l'Ouest.
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Communiqué de presse
26 février 2026
L'experte de l'ONU appelle à une action urgente au Tchad pour lutter contre l'impunité dans le domaine de la traite des êtres humains, en particulier des enfants
N'DJAMENA (26 février 2026) – La Rapporteuse spéciale des Nations Unies sur la traite des personnes, en particulier des femmes et des enfants, Siobhán Mullally, a salué les progrès significatifs accomplis par le Tchad dans le renforcement de ses réponses législatives, institutionnelles et politiques à la traite des personnes. Parmi les principales avancées, figurent l'adoption d'une législation spécifique contre la traite des personnes, le lancement d'un plan d'action national et la création de la Commission nationale de lutte contre la traite des personnes. « Je tiens particulièrement à saluer le gouvernement tchadien pour l'accueil et l'hébergement de plus de 1,5 million de réfugiés, ainsi que pour sa volonté constante d'accueillir celles et ceux qui fuient les conflits et les persécutions », a déclaré Mme Mullally à l'issue de sa visite de dix jours au Tchad, qui l'a conduite à N'Djamena, Koumra et Adré. « Cette générosité est d'autant plus remarquable que le Tchad se trouve au cœur de l'une des crises humanitaires les plus complexes et les plus longues de la région du Sahel. »Malgré ces avancées, Mme Mullally a souligné des défis urgents : Le soutien international limité à l'action humanitaire du Tchad entraîne un risque accru d'exploitation des réfugiés et des retournés tchadiens. La traite des personnes ciblant les communautés de réfugiés nécessite une attention mondiale immédiate et un soutien considérablement accru aux organisations humanitaires, aux agences des Nations unies et aux communautés d'accueil afin de garantir une prévention et une protection efficaces.La traite des enfants à des fins de travail forcé demeur répandue dans les secteurs à haut risque tels que l'agriculture, l'exploitation minière et le travail domestique. Dans les communautés rurales, les garçons sont souvent vendus à des éleveurs de bétail ou enlevés dans le cadre de conflits communautaires et victimes de traite à des fins de travail forcé, en particulier dans la province du Moyen-Chari. Les mariages précoces sont monnaie courante malgré leur interdiction constitutionnelle et les efforts législatifs et politiques déployés. Les filles et les jeunes femmes sont victimes de traite à des fins d'exploitation sexuelle et de travail forcé dans des ménages domestiques, où elles subissent également des abus sexuels et des violences physiques. L'insécurité persistante dans la région du bassin du lac Tchad contribue à aggraver les risques de traite des personnes, qui touche particulièrement les enfants et les jeunes.La traite à des fins d'exploitation sexuelle continue d'être peu signalée en raison de la stigmatisation, de l'impunité et de l'accès limité à la justice. Les femmes migrantes et rurales sont exposées à des risques accrus, notamment la servitude pour dettes, les restrictions de mouvement et le contrôle par des tiers.« La corruption, la faible application de l'état de droit et le manque d'indépendance du pouvoir judiciaire sont au cœur d'un climat d'impunité persistant pour toutes les formes de traite des personnes », a déclaré M. Mullally. « Sans une réforme urgente et complète du secteur de la justice et de la sécurité, les efforts de prévention de la traite continueront d'être vains. »
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Communiqué de presse
24 février 2026
Le Système des Nations Unies publie une analyse sur la réponse intégrée aux défis humanitaires, de développement et de paix au Tchad (2023–2026)
N’Djamena, le 24 février 2026-Le Système des Nations Unies publie une analyse sur la réponse intégrée aux défis humanitaires, de développement et de paix au Tchad (2023–2026)Le Système des Nations Unies au Tchad porte à la connaissance des médias nationaux et internationaux la publication d’un article d’opinion intitulé :« De l’urgence à la résilience et au développement : Contribution du système des Nations Unies à la paix durable et au développement intégré du Tchad (2023–2026) »,
rédigé par Monsieur le Coordonnateur Résident et Coordonnateur Humanitaire des Nations Unies au Tchad.Cet article revient sur trois années d’engagement du Système des Nations Unies aux côtés du Gouvernement de la République du Tchad, dans un contexte marqué par la crise soudanaise déclenchée en avril 2023 et par les efforts nationaux de stabilisation, de consolidation de la paix et de développement durable.Il met en lumière:La pression humanitaire exceptionnelle avec l’accueil de plus d’un million de personnes déplacées et réfugiées, et les efforts conjoints pour leur relocalisation en sites planifiés.Le rôle stratégique du Tchad comme plateforme humanitaire régionale, ayant permis l’acheminement massif d’aide vers le Soudan.Les avancées majeures en santé publique, notamment la riposte coordonnée contre l’épidémie de choléra de 2025.Les investissements en résilience, gouvernance locale, cohésion sociale et consolidation de la paix, en appui aux priorités nationales, y compris le Plan national de Développement – Tchad Connexion 2025‑2030.La transition progressive vers une approche intégrée “humanitaire – développement – paix”, soutenue par un financement cumulé de plus de 2,2 milliards de dollars entre 2023 et 2025.Pour l’année 2026, les Nations Unies annoncent déjà une mobilisation de 621 millions de dollars destinés à renforcer la résilience, soutenir les services sociaux essentiels, et appuyer les investissements structurants dans les zones les plus vulnérables.À travers cet article, le Coordonnateur Résident appelle à poursuivre et renforcer le partenariat international afin de répondre aux défis persistants et de consolider les acquis essentiels à la stabilité du Tchad et de la région.Le Système des Nations Unies invite l’ensemble des médias à relayer cette contribution stratégique, afin de mieux informer le public sur les actions en cours et les enjeux prioritaires pour le pays.Intégralité de l’article ici : De l’urgence à la résilience et au développement : Contribution du système des Nations Unies à la paix durable et au développement intégré du Tchad (2023–2026) | Les Nations Unies au Tchad Pour toute information complémentaire, veuillez contacter :
Dohou Pascal FersoChargé de Communication & Plaidoyer – Système des Nations Unies au Tchad
Email : pascal.ferso@un.org
Téléphone : 66 66 16 71
rédigé par Monsieur le Coordonnateur Résident et Coordonnateur Humanitaire des Nations Unies au Tchad.Cet article revient sur trois années d’engagement du Système des Nations Unies aux côtés du Gouvernement de la République du Tchad, dans un contexte marqué par la crise soudanaise déclenchée en avril 2023 et par les efforts nationaux de stabilisation, de consolidation de la paix et de développement durable.Il met en lumière:La pression humanitaire exceptionnelle avec l’accueil de plus d’un million de personnes déplacées et réfugiées, et les efforts conjoints pour leur relocalisation en sites planifiés.Le rôle stratégique du Tchad comme plateforme humanitaire régionale, ayant permis l’acheminement massif d’aide vers le Soudan.Les avancées majeures en santé publique, notamment la riposte coordonnée contre l’épidémie de choléra de 2025.Les investissements en résilience, gouvernance locale, cohésion sociale et consolidation de la paix, en appui aux priorités nationales, y compris le Plan national de Développement – Tchad Connexion 2025‑2030.La transition progressive vers une approche intégrée “humanitaire – développement – paix”, soutenue par un financement cumulé de plus de 2,2 milliards de dollars entre 2023 et 2025.Pour l’année 2026, les Nations Unies annoncent déjà une mobilisation de 621 millions de dollars destinés à renforcer la résilience, soutenir les services sociaux essentiels, et appuyer les investissements structurants dans les zones les plus vulnérables.À travers cet article, le Coordonnateur Résident appelle à poursuivre et renforcer le partenariat international afin de répondre aux défis persistants et de consolider les acquis essentiels à la stabilité du Tchad et de la région.Le Système des Nations Unies invite l’ensemble des médias à relayer cette contribution stratégique, afin de mieux informer le public sur les actions en cours et les enjeux prioritaires pour le pays.Intégralité de l’article ici : De l’urgence à la résilience et au développement : Contribution du système des Nations Unies à la paix durable et au développement intégré du Tchad (2023–2026) | Les Nations Unies au Tchad Pour toute information complémentaire, veuillez contacter :
Dohou Pascal FersoChargé de Communication & Plaidoyer – Système des Nations Unies au Tchad
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Communiqué de presse
16 février 2026
Une experte des Nations Unies sur la traite des êtres humains en visite au Tchad
GENÈVE (16 février 2026) – La Rapporteuse spéciale des Nations Unies sur la traite des êtres humains, en particulier des femmes et des enfants, Siobhán Mullally, effectuera une visite officielle au Tchad du 16 au 26 février 2026.Au cours de sa visite, Mme Mullally examinera les risques et la prévalence de la traite des êtres humains dans un contexte marqué par les crises humanitaires, les déplacements induits par le changement climatique et les mouvements migratoires mixtes. Elle évaluera également les risques de traite des enfants en relation avec le recrutement, le travail et le mariage des enfants, et examinera la dimension du genre de la traite à des fins d'exploitation sexuelle et de travail forcé. Elle analysera les difficultés rencontrées par les victimes et les survivants pour accéder à des recours efficaces.L'experte rencontrera des représentants du gouvernement, des représentants des agencies des Nations Unies, des autorités chargées de l'application de la loi, des organisations de la société civile, des défenseurs des droits humains et des survivantes et survivants. Elle se rendra à N'Djamena, Koumra et Adre.La Rapporteuse spéciale tiendra une conférence de presse le jeudi 26 février, à 10 heures, heure locale, au Bureau commun des Nations Unies au Tchad, sis à Klemat. L'accès sera strictement réservé aux journalistes. Mme Mullally présentera son rapport à la 62e session du Conseil des droits de l'homme des Nations Unies en juin 2026.
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Communiqué de presse
05 février 2026
Le Gouvernement du Tchad et la Communauté Humanitaire lancent le Plan de Réponse Humanitaire 2026 et le Plan de Réponse pour les Réfugiés 2026–2027
Le Gouvernement de la République du Tchad, en partenariat avec la communauté humanitaire, lance le Plan de Réponse Humanitaire 2026 et le Plan de Réponse pour les Réfugiés 2026–2027. Ces plans sont destinés à répondre aux besoins urgents de 3,4 millions de personnes parmi les 4,5 millions identifiées dans le pays comme nécessitant une assistance vitale en 2026.Pour répondre à ces besoins critiques, le Gouvernement et la communauté humanitaire appellent à une mobilisation urgente de 986,1 millions de dollars américains (USD) dont 540 millions pour les réfugiés - un budget ajusté pour cibler en priorité les 1,9 million de personnes vivant dans les situations les plus vulnérables (sévérité 4).Face à une crise multidimensionnelle, marquée par les effets combinés du changement climatique, des conflits régionaux, des déplacements massifs de population et de la fragilité des services sociaux essentiels, le Gouvernement et ses partenaires réaffirment leur engagement commun à protéger la vie, la dignité et les droits des populations touchées, sans distinction de statut.Une action décisive nécessaire pour une situation humanitaire critique En 2026, le Tchad fait face à l’une des crises humanitaires les plus sévères de la région du Sahel. Le pays accueille plus de 1,5 million de réfugiés – dont plus de 900 000 arrivés à l’Est depuis avril 2023 - et 355 000 retournés qui ont fui le conflit soudanais vers l’Est. A l’Ouest, dans la province du Lac, plus de 219 000 personnes sont déplacées et exposées à des violences récurrentes. De plus, les provinces du Sud connaissent une insécurité alimentaire affectant plus de 1,3 million de personnes. A cela s’ajoutent les chocs climatiques de 2025 — inondations, sécheresses, invasion acridienne — qui ont touché plusieurs centaines de milliers de personnes, aggravant l’insécurité alimentaire et la malnutrition. Plus de 2,9 millions d’enfants souffrent aussi de malnutrition aiguë dont 746 000 enfants de forme sévère. Enfin, le pays fait régulièrement face à des épidémies, en l’occurrence le choléra avec plus de 2 800 cas enregistrés entre juillet et septembre 2025 et circonscrit entre novembre et décembre de la même année.Sauver des vies et renforcer la résilienceLes référentiels humanitaires mentionnés reposent sur trois objectifs stratégiques, à savoir : sauver des vies en apportant une assistance rapide, inclusive, digne et responsable ; protéger les droits, la dignité et la sécurité des personnes affectées, en particulier les femmes, enfants, personnes âgées et personnes vivant avec un handicap ; et renforcer l'accès durable aux services essentiels et aux moyens de subsistance pour réduire la dépendance à l’aide humanitaire.Les Plans se concentrent principalement sur les zones les plus sévèrement touchées, en particulier l’Est du pays (65,5% de la cible), la province du Lac (13,8%) et les provinces du Sud. Le Gouvernement et la communauté humanitaire appellent les partenaires techniques et financiers à mobiliser de toute urgence les ressources nécessaires pour éviter une détérioration supplémentaire de la situation. Sans un financement adéquat, plus d’un million de personnes risquent en effet de rester sans assistance en 2026.La ministre de l’Action sociale, de la Solidarité et des Affaires humanitaires sait compter sur les partenaires pour atteindre les objectifs escomptés. « Nous demeurons convaincus que la solidarité internationale saura répondre présente pour sauver des vies et renforcer la résilience des communautés tchadiennes », assure Mme Zara Mahamat Issa, Ministre de l’Action sociale, de la Solidarité et des Affaires humanitaires.Le Coordonnateur humanitaire, Dr François Batalingaya, complète la ministre en soulignant l’importance de la collaboration dans la réponse aux besoins des personnes affectées. « Le Tchad traverse une période marquée par des défis humanitaires complexes, auxquels aucune institution ne peut répondre seule. Car derrière ces chiffres attendus, il y a une vie et chaque retard, chaque engagement non honoré aggrave la vulnérabilité des communautés déjà épuisées par des crises successives. Nous appelons nos partenaires à poursuivre et à renforcer leur soutien afin que, collectivement, nous puissions stabiliser la situation, soutenir la résilience des communautés et accompagner le pays sur la voie d’une réponse durable. », plaide François Batalingaya. « Le Tchad est au bord d’un basculement humanitaire. Les besoins explosent, les ressources s’épuisent et les capacités nationales et internationales sont à leur limite. Sans un engagement immédiat, massif et coordonné des partenaires, des millions de personnes – femmes, enfants et communautés entières – seront abandonnées à une crise évitable. L’inaction aujourd’hui coûtera des vies demain. » Pour plus d’information, veuillez contacter :Ministère de l’Action sociale, de la Solidarité et des Affaires humanitaires (MASSAH)
Brillant Rondouba, Directeur de la Communication Courriel : rondoubabrillant@gmail.com – Téléphone : +235 62 03 02 25Bureau de la Coordination des Affaires Humanitaires (OCHA) - Tchad
Augustin Zusanné, Analyste à l’Information Publique : Courriel : zusanne@un.org – Téléphone : +235 63 90 09 13Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR) - TchadAristophane Ngargoune, Assistant Communications OfficerCourriel : ngargoun@unhcr.org – Téléphone : +235 66 98 37 92
Brillant Rondouba, Directeur de la Communication Courriel : rondoubabrillant@gmail.com – Téléphone : +235 62 03 02 25Bureau de la Coordination des Affaires Humanitaires (OCHA) - Tchad
Augustin Zusanné, Analyste à l’Information Publique : Courriel : zusanne@un.org – Téléphone : +235 63 90 09 13Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR) - TchadAristophane Ngargoune, Assistant Communications OfficerCourriel : ngargoun@unhcr.org – Téléphone : +235 66 98 37 92
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